Réduire les risques liés à l’usage, même quand on a décidé d’arrêter, permet de mettre en place des stratégies pour diminuer les dommages et peut être un préalable au sevrage.

Certains fumeurs de tabac et de cannabis décident de dissocier les 2 substances et/ou projets, certains autres veulent arrêter le tabac mais pas le cannabis.

Voici quelques conseils santé pour prendre soin de soi, même si on a décidé de poursuivre l’usage

Source : https://www.norml.fr/sante-prevention-rdr/info-conso/

Réguler le cannabis pour mieux réduire les risques

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L’association NORML France a pour but d’informer les citoyens, de soutenir les usagers de cannabis vers l’accès aux droits et à la santé, de promouvoir la recherche scientifique et de regrouper les acteurs de la société civile en faveur d’une réforme de la législation sur le cannabis.

Quelques repères pour aller vers une consommation plus saine :

  • Vous avez moins de 25 ans et vous vous sentez en difficulté avec votre consommation de cannabis? Contactez les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC)
    Pour maximiser les bon effets, être abstinent le plus souvent.
  • Choisir les moments adaptés pour déguster son chanvre.
  • Consommer avec modération et se limiter à 3 prises ou à 1g de fleurs/résine maximum dans une même journée.
  • Éviter de consommer seul en cas d’usage régulier. 
  • En cas d’usage quotidien, planifier régulièrement des périodes d’abstinence d’au moins une semaine et s’interroger sur son usage avant de consommer à nouveau. Pour évaluer le risque de dépendance, il est possible de répondre au questionnaire CAST
  • En cas de problèmes liés à l’usage, en parler à quelqu’un de confiance et à votre médecin
  • En cas d’usage quotidien intense ou depuis plusieurs années, particulièrement sous forme de cigarettes, parler de cette consommation avec un médecin ou un addictologue afin d’éventuellement mettre en place un suivi régulier avec ce dernier

Alors qu’un à deux jours d’arrêt suffisent généralement à supprimer le phénomène de tolérance (augmentation des doses pour obtenir le même effet), une à plusieurs semaines sont généralement nécessaires pour pouvoir prendre du recul avec le produit en cas d’usage quotidien. Une consommation abusive pourrait être définie au-delà de 3 usages dans la même journée par principe. La dépendance concerne en moyenne 8 % des usagers de chanvre. La dépendance psychologique peut s’installer progressivement chez les usagers quotidiens et peut être très forte chez les usagers chroniques constamment sous l’effet du produit (usage > 6 prises par jours ou  à 3 gr de fleurs/résine par jour). Chez l’usager quotidien, l’arrêt de la consommation peut entrainer pendant quelques jours un syndrome de sevrage limité, du type irritabilité, insomnies et sueurs (pic de “craving” entre 2 à 4 jours).

Proscrire le tabac et réduire le risque de dépendance

Substituts de tabac ou pur chanvre?

Thunbergia Laurifolia

Certaines plantes à fumer peuvent servir comme alternative au tabac.

  • Utiliser des mélanges de plantes à fumer (framboisier, noisetier, rose, bouillon blanc, laitue vireuse…) pour remplacer le tabac, comme c’est le cas dans les coffee-shop aux Pays-bas.
  • Consommer les fleurs de chanvre pures en quantités réduites ou les mélanger avec des feuilles moins dosées en principes actifs.

Le tabac contient de la nicotine qui entraîne très fréquemment une dépendance forte et rapide chez la majorité des usagers. Associé au chanvre, le tabac double le risque d’addiction au cannabis. Ce risque pourrait donc être réduit à 4% des usagers si l’on menait une politique volontariste pour changer les pratiques d’usage.

Abandonner le joint et réduire les dommages à long terme

Ingestion ou vaporisation?

  • Vaporiser vos fleurs ou vos concentrés de chanvre avec un appareil prévu à cet effet 

L’Arizer Air, un vaporisateur portable avec un bon rapport qualité / prix.

La vaporisation est un mode d’administration à privilégier pour  un usage à moindre risque, avec des effets rapides et une extraction des cannabinoïdes plus efficace que par la combustion. La vaporisation, contrairement à la combustion, ne génère pratiquement aucun produit toxique responsable de cancers et de maladies cardiaques et respiratoires chez les fumeurs. 

  • Cuisiner uniquement à partir de produits dont vous connaissez l’origine et n’ayant pas subi de traitement chimique, afin de ne pas subir une intoxication aigüe liée aux produits adjuvants.
  • Par voie orale, consommer toujours de petites quantités pour tester et attendre les premiers effets, soit environ une heure, pour savoir si vous voulez vraiment en ingérer de nouveau.

L’ingestion est un mode d’administration à privilégier car il réduit considérablement les risques sur le long terme, il nécessite par contre plus de prudence par rapport à son dosage. Les jus de chanvre frais ne sont pas psychoactifs (THC sous forme acide).  Les cannabinoïdes décarboxylés pris par voie orale procurent des effets plus tardifs (1 heure Vs 1 minute) plus longs et plus intenses (8 heures Vs 2 heures). Par rapport à l’inhalation, l’absorption digestive est plus lente et le foie dégrade le THC en 11hydroxy THC, métabolite plus puissant et passant mieux la barrière méningée que le THC.

  • Si vous n’êtes pas résolus à abandonner la combustion, utiliser des pipes bien nettoyées plutôt que de rouler des cigarettes. Éviter les pipes à eau et surtout les bangs et les narguilés.
  • Si vous souhaitez rouler vos cigarettes malgré tout, utiliser de préférence des feuilles fines et non-blanchies, produisant moins de goudrons. Rouler avec le collant à l’envers (à la « hollandaise ») pour obtenir moins d’épaisseur de papier.
  • En cas de combustion, ne pas retenir la fumée le plus longtemps possible dans vos poumons.

Le pourcentage de goudrons contenus dans la fumée d’une pipe est diminué par leur condensation sur les parois du foyer. L’utilisation de filtre en coton ne limite pas l’inhalation de produits toxiques car le tirage est en général plus fort par effet de compensation, effet bien connu chez le fumeur de tabac. Les modes d’administration les plus toxiques sont le bang et le narguilé, produisant 5 à 10 fois plus d’hydrocarbures polycycliques que la pipe classique ou le joint. L’inhalation prolongée de fumée n’augmente pas les effets mais elle majore la toxicité et les risques de pneumothorax.

Cannabis : Réduisez les risques

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